Attirer vos talents en situation de handicap avec l'inbound recruiting
Les 10 étapes incontournables pour attirer des talents en situation de handicap, les intégrer et + si affinités. Une méthode à connaître un minimum !
Comment structurer une communication handicap réellement inclusive : enjeux, bonnes pratiques, exemples concrets et stratégie RH étape par étape.
Communiquer sur le handicap n’est pas qu’une question d’image. C’est surtout un levier de confiance interne, un moteur de culture managériale et un outil de marque employeur. Pourtant, beaucoup d’organisations hésitent encore sur la manière de s’y prendre. Voici un guide complet, pratique et opérationnel pour bâtir une communication handicap réellement inclusive et engageante.
Au sommaire :
Pourquoi la communication handicap est un levier stratégique pour l’entreprise ?
Les fondations d’une communication inclusive sur le handicap
Comment construire une stratégie de communication handicap ?
10 formats de communication efficaces pour parler du handicap
Les erreurs fréquentes en communication handicap (et comment les éviter)
FAQ : les questions les plus posées sur la communication handicap et inclusion
En bref : pourquoi communiquer sur le handicap ?
➕ Un guide gratuit en cadeau !
La communication autour du handicap est une forme de sensibilisation. Elle occupe une place particulière : elle touche à l’intime, influence la confiance, impacte directement la capacité des collaborateurs et des candidats à se déclarer, à initier une demande de RQTH, ou à simplement, déjà, exprimer leurs besoins.
➡️ Elle ne relève donc absolument pas uniquement de la communication institutionnelle, mais d’une politique globale qui associe RH, managers et direction. C’est cette transversalité parfois oubliée qui fait la différence entre une politique handicap théorique et une politique handicap vivante.
Les candidats évaluent désormais la maturité sociale des entreprises à travers leurs prises de parole. Pas seulement dans les pages de votre site carrières, mais dans vos exemples et les preuves que vous donnez.
💡 Les défis pour les RH sont nombreux. Mais une communication transparente qui montre comment l’inclusion se vit concrètement renforce votre crédibilité en tant qu'employeur.
À l’inverse, un discours trop abstrait peut donner l’impression d’un engagement superficiel. Et dans un marché du recrutement tendu, personne n’a envie de rejoindre une entreprise dont la politique handicap ressemble plus à une brochure qu’à une réalité de travail.
Pour beaucoup de collaborateurs concernés par un handicap, parler de sa situation suppose de se sentir en sécurité. Cette sécurité n’apparaît pas d’un coup : elle se construit par les signaux répétés et les preuves que votre entreprise renvoie.
➡️ Une communication claire, régulière et bienveillante réduit les appréhensions, rappelle la confidentialité de la RQTH et ouvre la voie au dialogue professionnel.
Elle agit aussi comme un antidote aux représentations erronées : non, la RQTH ne freine pas une carrière. Non, un aménagement n’est pas un passe-droit. Non, tout le monde ne doit pas nécessairement être mis au courant.

Une politique handicap peut rester invisible pour la majorité de vos collaborateurs si elle n’est pas soutenue par une communication cohérente. Présenter les dispositifs, aiguiller vers les contacts internes, illustrer par des exemples concrets : ce sont autant d’éléments qui permettent à chacun de se repérer.
➡️ Avec une bonne communication, les collaborateurs comprennent ce qui se fait chez vous. Sans communication, ces mêmes actions passent malheureusement totalement inaperçues.
La différence se voit dans les chiffres : taux de déclarations, nombre de demandes d’aménagement, niveau de confiance exprimé dans les baromètres internes… L’inclusion progresse quand l’information circule.
Un guide synthétique pour faire l'état des lieux de votre communication actuelle, établir vos messages stratégiques et maîtriser les formats à privilégier. LinkedIn, site carrières, articles de blog, newsletters internes, affichage : tout y est !
Communiquer sur le handicap nécessite de concilier tact, respect et accessibilité. Plusieurs repères permettent d’adopter une approche juste, sans maladresse ni simplification excessive. C’est un exercice éditorial exigeant, mais pas compliqué dès qu’on en comprend les codes : dire vrai, dire clairement, dire avec considération.
La confidentialité de la RQTH, le rôle de la médecine du travail, les obligations en matière d’aménagement : ces éléments doivent être présentés avec rigueur.
Pourquoi ? Parce que la méconnaissance nourrit l'anxiété, voire l'angoisse. Expliquer clairement “qui sait quoi”, “qui fait quoi”, “comment ça marche” transforme un sujet anxiogène en un processus professionnel normal, balisé, maîtrisé.
Des phrases courtes, un vocabulaire simple, des messages directs : ces principes ne simplifient pas le propos, ils le rendent accessible.
Ils facilitent la compréhension, notamment pour les personnes concernées par des troubles cognitifs, des difficultés de concentration ou une charge mentale élevée, mais pas que. Le langage clair n’est pas une option : il fait partie intégrante de l’inclusion.
➡️ Checklist : les 10 principes du langage clair :

Les mots façonnent les représentations. Ils peuvent inclure ou éloigner, rassurer ou créer un malaise. Le vocabulaire inclusif ne vise pas à “adoucir” la réalité, mais à la décrire sans stigmatiser et sans réduire une personne à sa situation.
On évite le pathos.
On évite les formules maladroites.
On privilégie :
Ces choix linguistiques installent un cadre de respect et facilitent les conversations sensibles.
Pour aller plus loin sur ce sujet, les lignes directrices de l’ONU proposent un cadre clair et très complet sur la façon de parler du handicap de manière respectueuse et non stigmatisante.
L’accessibilité éditoriale n’est pas un bonus cosmétique obscur et un peu optionnel. C’est la condition pour que chacun de vos collaborateurs puisse réellement accéder à l’information.
➡️ Contraste suffisant, structure lisible, sous-titres, texte alternatif, PDF accessibles : autant de gestes simples qui multiplient l’impact de votre communication.
Et plus largement, une entreprise qui communique de façon accessible signale aussi qu’elle pense à tous ses publics. C’est un marqueur culturel fort.
Une communication efficace se construit comme un projet : avec une intention claire, une audience ciblée et des messages maîtrisés.
Dans une stratégie de contenus inclusifs, l’enjeu est de sortir du réflexe “on communique quand il y a un événement” pour aller vers “on communique pour construire une culture” (et éviter le côté "on communique sans vraie stratégie").

Une communication efficace commence toujours par une question simple : qu’est-ce qu’on veut permettre ?
Sur le handicap, trois objectifs structurent la majorité des prises de parole : sensibiliser, rassurer, activer.
Vous l'aurez compris, ces trois objectifs se complètent. Ils orientent le ton, les formats et la fréquence des messages. Sans eux, la communication devient floue. Avec eux, chaque message trouve sa raison d’être et produit un véritable effet.
Chaque public interne n’attend pas la même chose d’une communication handicap. Et c’est normal. Le sujet ne touche pas chacun de la même manière, ni avec le même degré de responsabilité.
Une communication efficace tient compte de ces attentes différentes, sans se disperser.
Elle propose des messages cohérents, déclinés intelligemment selon les publics… sans jamais raconter cinq versions différentes d’une même réalité.

Les mots façonnent les représentations. Ils créent un climat, une intention, parfois même hélas une barrière.
➡️ Une communication inclusive efficace ne repose pas uniquement sur les mots choisis, mais sur le type de messages que l’on décide de diffuser. Trois dimensions structurent l’ensemble : la pédagogie, l’incarnation et la régularité.
En combinant ces trois axes, la communication cesse d’être théorique : elle devient utile, crédible et vivante.
Le handicap est un sujet saturé d’idées reçues :
Si vous ne prenez pas le temps d’expliquer, vous laissez les collaborateurs remplir les blancs eux-mêmes. Des blancs qui se remplissent trop rarement avec du factuel.
➡️ La pédagogie ne revient pas à faire un cours magistral. C’est donner une information juste, courte, utile, qui permet aux collaborateurs de comprendre ce qu’ils ne savent pas encore — ou les détromper sur ce qu'ils croient savoir.
Un bon message pédagogique :
Ce n’est pas spectaculaire. Mais c’est ce qui transforme une culture.

Rien ne remplace le réel.
Les salariés n'ont de toute évidence pas une foi absolue dans les slogans. Ils croient les exemples (on croit ce qu'on voit).
L’incarnation, ce n’est pas exhiber qui que ce soit. C’est montrer, avec l’accord des personnes concernées, comment l’inclusion se vit au quotidien :
➡️ Les témoignages, même courts, ont un pouvoir que n’aura jamais un bilan de votre politique handicap : ils rendent le sujet humain, proche, imaginable.
Ils disent :
L’incarnation rassure, dédramatise, normalise. Elle fait passer l’inclusion des intentions à celui des pratiques visibles.
Vous pouvez écrire le meilleur message du monde : si vous disparaissez pendant huit mois, il ne restera rien.
➡️ La communication handicap n’est pas un événement. C’est un fil rouge, une présence, une respiration régulière dans la vie de l’entreprise.
La régularité installe trois choses essentielles :
C'est une histoire de fréquence, mais surtout une histoire de constance.
Mieux vaut une communication simple/courte toutes les 2 semaines qu’un feu d’artifice annuel.
La régularité crée la culture.
Et la culture crée la sécurité psychologique.
Et la sécurité psychologique… ouvre la porte aux demandes d’aménagements, aux discussions sincères, aux pratiques managériales inclusives — je sais que je me répète, mais justement, communiquer, c'est aussi répéter.

👉 Pédagogie, incarnation, régularité.
Le trio qui transforme une communication handicap en vraie stratégie d’inclusion.
Sans ces trois dimensions, tout devient plus compliqué.
Avec elles, tout devient possible.
Selon la culture de votre entreprise, l’information ne circule pas au même endroit ni de la même manière. Certaines organisations vivent sur Teams, d’autres sur un intranet vieillissant, d’autres encore misent sur la parole managériale ou les newsletters internes.
La bonne nouvelle ? Tous les canaux peuvent fonctionner… à condition de savoir quoi leur confier.
Il est utile pour les contenus “de référence” : la page handicap, les procédures, les contacts clés, les guides pratiques. Ce n’est pas un lieu où l’on revient spontanément tous les jours, mais c’est un socle. Il fixe les règles et donne les informations essentielles au moment où les salariés en ont besoin.
Votre newsletter interne peut porter les messages pédagogiques : un chiffre, une idée reçue, un portrait, un exemple d’aménagement. Les formats courts y brillent : un message = une information. Votre newsletter peut aborder divers sujets et se mêler aux sujets marque employeur ou RH internes. C’est un rituel (au minimum mensuel) qui crée du lien et entretient la dynamique.
Ils jouent un rôle discret mais précieux : ils créent des rappels visuels au quotidien. Une affiche “Nos aménagements existent, parlons-en” dans un couloir peut parfois déclencher plus de conversations qu’un mail formel.
👉 Découvrez la campagne aux 10 000 likes "Ça ne se voit pas (mais c'est là)", à mettre aux couleurs de votre entreprise. Contactez-moi si ça vous intéresse.
Une phrase mal formulée de sa part peut casser des mois de communication positive. Une phrase bien formulée peut tout débloquer.
C’est le canal le plus incarné, le plus décisif, le plus fragile aussi. Quand il relaye les messages, tout prend sens.
...ce n’est donc pas d’utiliser “le bon canal”, mais d’orchestrer l’ensemble comme un système cohérent.
Un message vu sur l’intranet doit être entendu la semaine suivante dans un brief manager et retrouvé en synthèse dans la newsletter. Sans trop se répéter — on traite les sujets sous plusieurs angles. Mais sans se contredire. Juste une ligne claire, répétée intelligemment, qui installe la culture sans jamais l’imposer.

En externe, chaque canal a également sa fonction. L’enjeu n’est pas de miser sur tous les canaux mais de choisir le bon message pour le bon endroit (celui où se trouve votre public), sans perdre en cohérence.
C’est la vitrine la plus stratégique. On y place les contenus essentiels : politique handicap, dispositifs, contacts internes, exemples concrets. C’est ici que les candidats viennent vérifier si l’entreprise est crédible… ou si sa communication s'apparente à du handiwashing.
Eh oui ! Pendant qu'on parle du site carrières, parlons de son pendant "éditorial", sa partie blog. Un espace qui vous permet d'obtenir du référencement sur des mots-clés choisis. De quoi ressortir sur une recherche Google quand un candidat saisit "mécanicien handicap"... Et "accessoirement", ce blog vous permet de lever les interrogations et objections d'un candidat qui visiterait votre site.
Le terrain idéal pour montrer l’inclusion en action : avec des portraits de collaborateurs, de managers, de collègues, des retours sur ateliers, des présentations de partenariats, et beaucoup de pédagogie et de sensibilisation.
LinkedIn est un canal d’incarnation où on vous attend, et il nourrit autant l’image externe que la fierté interne. La règle d’or : pas uniquement en novembre. La fréquence et la régularité est LA façon de convaincre de vos actions en continu sur le terrain.
Eh oui ! Vous êtes l'ambassadrice ou l'ambassadeur de votre politique handicap ! Chacun des profils des dirigeants, des RH, des cadres, des responsables de mission handicap ou référents handicap, mais aussi des collaborateurs, sont autant d'occasions d'entériner un message (personnalisé) en l'incarnant.
Et au passage, votre bio LinkedIn est aussi un espace d'engagement (et vos recommandations !). Enfin, apprendre à réseauter ne peut pas non plus vous faire de mal.
Eh non, je n'en ai pas fini avec ce canal. Les commentaires que vous postez ou que votre page poste ont parfois autant voire plus de visibilité que les posts que vous publiez. C'est donc une bonne idée que de trouver des posts intéressants, de les commenter intelligemment. Vous atteindrez un réseau inaccessible autrement. Et cela prend beaucoup moins de temps que de rédiger un post.
Vos candidats et collaborateurs ne sont absolument pas sur LinkedIn ? Vos partenaires et clients non plus ? Il vous faut donc investir les réseaux sociaux dit "perso". Le classique Facebook, vieillissant. L'incontournable Instagram, 1er réseau social en termes d'utilisation. Et le petit nouveau TikTok, qui nécessite un investissement important, puisqu'il met en avant des vidéos, mais qui peut rapporter gros.
Ce sont le lieu des interactions directes. On y répond aux questions, on rassure, on rend la politique handicap tangible. Idéal pour lever les hésitations des candidats.
Parfaits pour toucher les candidats concernés au moment où ils s’informent. Ici, la transparence est reine, et chacune de vos offres d'emploi est un support de communication autant que de recrutement.

Le but n’est pas de multiplier les prises de parole mais de construire une histoire (vraie et) cohérente.
➡️ C'est la même intention, formats adaptés, crédibilité renforcée.
Communiquer sur le handicap uniquement en novembre (pendant la fameuse SEEPH, je vous connais bien !) revient à organiser des résolutions de nouvelle année : de bonnes intentions de courte durée. La culture, elle, se construit dans la durée, pas au moment de pics d'activité isolés.
Un calendrier éditorial, même minimaliste, permet de :
➡️ Il s'agit de créer un cadre narratif : des repères temporels, des moments-clés, des occasions de revenir sur les sujets importants avec un angle différent.
Par exemple :
Ce n’est pas la quantité qui installe une culture, c’est la régularité. Le calendrier n’est pas un catalogue de contenus. C’est un rythme éditorial qui maintient le sujet vivant, intelligible et accessible.
| Mois | Idée de contenu |
|---|---|
| Sem 1 | Rappel de confidentialité RQTH/vœux inclusifs |
| Sem 2 | Témoignage collaborateur/focus aménagement |
| Sem 3 | Journée de l’audition : pédagogie |
| Sem 4 | Journée de l’autisme : focus sur une action concrète |
| Sem 5 | Portrait de manager expérimenté sur le sujet |
| Sem 6 | Campagne “80 % des handicaps sont invisibles” |
| Sem 7 | Retour d’atelier de sensibilisation |
| Sem 8 | Côté RH : expliquer le rôle de la médecine du travail |
| ... Nov | SEEPH : programme + coulisses (tous les événements handicap ici) |
| Dec | Bilan annuel handicap |
Ces formats sont des façons de raconter, pas des thématiques. Chaque format peut accueillir des sujets différents : une action, une info RH, un témoignage, un rappel de procédure, un événement, etc.
| n° | Format | Utilité | Exemple d’application |
|---|---|---|---|
| 1 | Le témoignage | Humaniser, incarner, créer de l’empathie | Comment X a vécu son aménagement de poste |
| 2 | Le portrait | Rendre visible une personne, son rôle, son expérience | Le quotidien de Y au sein de l’équipe |
| 3 | Le format pédagogique | Expliquer simplement, déconstruire une idée reçue | Le handicap invisible en 3 points |
| 4 | Le format institutionnel | Donner du cadre et du sérieux | Notre bilan handicap 2025 |
| 5 | Le “saviez-vous ?” | Diffuser une micro-info mémorisable | Le saviez-vous ? La RQTH ne mentionne jamais votre pathologie |
| 6 | Le focus pratique/mode d’emploi | Rassurer, guider, rendre les démarches concrètes | Comment demander un aménagement en 3 étapes |
| 7 | Le format coulisses | Montrer la réalité, créer de la transparence | Dans les coulisses de notre atelier de sensibilisation |
| 8 | L’infographie/visuel explicatif | Simplifier une information complexe | Le parcours RQTH en un schéma |
| 9 | Le quiz/interaction | Engager, tester les connaissances, surprendre | Vrai ou faux : un aménagement coûte cher ? |
| 10 | La mini-interview | Faire parler un acteur clé, donner un regard expert | 4 questions à notre médecin du travail |
Communiquer sur le handicap nécessite de la nuance : une formulation maladroite, un angle mal choisi ou un rythme inadapté peut créer de la distance, fragiliser la confiance ou donner une image déconnectée de la réalité.
La communication (autour de l'inclusion) ne supporte ni la précipitation, ni l’ambiguïté, ni la déconnexion du terrain. Voici donc les pièges classiques (et comment les éviter).

Si vous avez suivi je l'ai dit et redit : limiter la communication à une seule semaine par an envoie un message implicite : le handicap serait un sujet ponctuel, voire secondaire.
Or, pour réduire les craintes liées à la déclaration, créer un climat de confiance ou encourager les managers à poser les bonnes questions, la régularité est indispensable.
➡️ Des prises de parole continues sont plus efficaces que des campagnes très concentrées dans le temps, puis oubliées.
Parce que si vous vous appuyez sur des publications sporadiques, ça équivaut à laisser tous ces beaux enseignements se perdre dans la nature très rapidement.
Vous connaissez la courbe de l'oubli d'Ebbinghaus ? Cette courbe montre à quel point l'information se perd quand le cerveau ne cherche pas à la conserver.
Et pour que le cerveau la conserve, il faudra faire des rappels (fréquents).

💡 Les recherches en apprentissage montrent en effet que la répétition est bien plus efficace qu’un message unique.
Le principe à suivre ? La répétition espacée.
Une méthode issue des sciences cognitives qui montre que notre cerveau retient mieux une information quand elle est réactivée plusieurs fois, à intervalles croissants.
➡️ En clair :

C'est pourquoi par exemple chaque sensibilisation devrait être accompagnée d'un mini plan de communication.
Par exemple :
✅ J+2 : le debrief d'une session de sensibilisation
✅ J+3 : un extrait frappant de la session
✅ J+10 : un mini quizz sur les enseignements à en retenir
✅ J+15 : le témoignage d'un collaborateur en situation de handicap
✅ J+30 : une newsletter (mensuelle) pour traiter des sujets de fond
✅ J+90 : une fiche pour accueillir un collègue en situation de handicap
✅ J+180 : des exemples d'aménagements de poste
✅ J+365 : un mini quiz "RQTH : vrai ou faux ?
Ce n'est qu'un exemple tiré de mon chapeau, à adapter bien sûr en fonction du contenu de la sensibilisation et du contexte de votre entreprise.
Certaines expressions utilisées par habitude peuvent créer un malaise ou renforcer des représentations négatives :
Ce qu’on peut utiliser à la place :

Un discours très formel peut décourager les lecteurs ou créer une distance. Et un message trop technique peut brouiller la compréhension d'un lecteur, en particulier sur des notions sensibles comme la RQTH ou les aménagements de poste.
Une communication inclusive est claire :
Elle parle à tous, sans simplifier à l’excès et sans écraser la réalité du terrain sous un jargon administratif.
Beaucoup d’entreprises parlent d’engagements, de valeurs, de convictions. Peu montrent des actions concrètes.
Or les collaborateurs attendent :
Les candidats sont méfiants : la plupart ont vécu des situations discriminantes à peine après avoir franchi la porte du bureau du recruteur. L’inclusion se crédibilise par ce qui se fait, pas par ce qui se promet.
Le management intermédiaire est souvent le premier point d’entrée pour les salariés concernés. S’il n’est pas accompagné, formé ou informé, les messages institutionnels restent théoriques.
➡️ Une sensibilisation et une communication efficaces mobilisent les managers comme relais : outillés, rassurés, ils sont légitimes pour répondre.
Une grande partie des non-déclarations vient d’un manque d’informations sur ce point. Ne pas le rappeler régulièrement entretient la peur et limite les demandes d’aménagement. La confidentialité doit être expliquée simplement, clairement, régulièrement.

Cette liste d'erreurs fréquentes n'est évidemment pas exhaustive, mais elle peut vous éviter de mettre les pieds dans le plat dans un contexte où ces erreurs sont évitables.
En parlant simplement, régulièrement et sans dramatiser.
Une bonne communication handicap repose sur trois piliers :
Ce trio rassure tout le monde :
Plus votre communication est simple, plus elle devient inclusive.

Oui, mais intelligemment.
Vous devez rappeler trois choses :
Votre communication doit expliquer, jamais étouffer. L’objectif n’est pas de convaincre : c’est de rendre possible.
En créant un climat où la demande d’aménagement n’est pas perçue comme un aveu de faiblesse.
Concrètement :
Quand les salariés voient que d’autres ont été accompagnés, ils se sentent autorisés à faire de même.
L’accessibilité concerne la forme (langage clair, formats lisibles). L’inclusion concerne le fond (messages respectueux et représentatifs).
| Communication inclusive | Communication accessible |
|---|---|
| Vise la représentation juste, respectueuse | Vise la compréhension de tous |
| Travaillée sur le fond | Travaillée sur la forme |
| Inclut les publics concernés | Aide les personnes ayant des difficultés cognitives, visuelles, auditives |
| Ex : choix des mots, exemples humains | Ex : sous-titres, contraste, phrases courtes |
En privilégiant la cohérence plutôt que la performance.
Une entreprise qui parle du handicap une fois, très fort, puis plus rien pendant 11 mois :

Toujours. Un manager non formé, c’est une communication interne qui s’effondre en une phrase : “Je ne suis pas sûr qu’on puisse adapter ton poste.”
Les managers doivent :
👉 Le manager est souvent le premier point de contact. S’il n’est pas prêt, tout le reste vacille.
Il a un rôle important à jouer en tant qu'ambassadeur de vos actions sur LinkedIn : donnez-leur la parole !
Les contenus qui montrent plutôt que ceux qui déclarent.
Ceux qui donnent des repères plutôt que des intentions.
Ceux qui parlent vrai et avec simplicité.
Encore une fois :
✅ Les témoignages : volontaires, courts, contextualisés
✅ Les retours d’expérience de managers (“comment j’ai accompagné…”)
✅ Les mini-interviews : médecin du travail, RH, référent handicap
✅ Les portraits anonymisés (“une situation, un besoin, une solution”)
✅ Les exemples d’aménagements (matériels, organisationnels, horaires)
✅ Les “avant/après” d’un aménagement réussi
✅ Les guides pratiques : “Comment demander un aménagement ?”
✅ Les schémas ou checklists (3 étapes, 3 repères, etc.)
✅ Les rappels de confidentialité sur la RQTH
✅ Les formats “1 info = 1 message” (simples, mémorisables)
✅ Les infographies pédagogiques (RQTH, rôle de la médecine du travail, etc.)
✅ Les messages qui déconstruisent une idée reçue (“vrai/faux”)
✅ Les éclairages sur un handicap invisible
✅ Les mini-quiz internes
Pourquoi ces formats fonctionnent ?
Parce qu’ils offrent :
Une stratégie de communication handicap réussie ne repose ni sur des slogans ni sur une surenchère de messages. Elle tient dans la cohérence entre ce que l’entreprise dit et ce qu’elle fait. Montrer, expliquer, rassurer, écouter : ce sont ces actions répétées qui installent une culture inclusive durable. La communication n’est pas un vernis. C’est un levier de transformation pour toutes les organisations qui prennent le temps de communiquer clairement, simplement et humainement.
👉 On envisage ensemble votre rédaction de contenus inclusifs ?
👉 On se connecte sur LinkedIn ?
👉 Je télécharge le guide de la com inclusive
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